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Luis et l’aigle qui mangent des singes pour son petit déjeuner

Sur le terrain de Cerro Candelaria où se trouve la réserve équatoriale de forêt tropicale fondée par Puro, il y a plusieurs espèces de singes. Le capucin (appelé aussi capucin moine, souvent vu dans des films), le hurleur roux, le singe de nuit subtropical et quelques autres. Comment la population de ses espèces est-elle régulée par la nature ? Peu de prédateurs sont capables de les attraper dans la cime des arbres, mais Luis en a découvert un dernièrement.

Un jour, Luis était assis sur un grand arbre, occupé à cueillir des fruits, quand il a vu un aigle d’Isidore (appartenant à la famille des Accipitridae, et dont l’envergure peut atteindre 1m66). Il survolait la forêt, avec quelque chose qui flottait entre ses griffes. D’abord, Luis pensait que l’oiseau avait saisi un grand serpent. Quand l’aigle d’Isidore tourna autour de la forêt, Luis se rendit compte que la chose qu’il avait prise pour un serpent était en fait une queue de singe. Le singe a été enlevé, déchiré et mangé par cet oiseau énorme ou peut-être par ses petits. Malheureusement, Luis avait laissé son appareil par terre et il ne put prendre alors de photos de ce sanglant rapace.

Luis aperçu ensuite cet oiseau à plusieurs reprises, lors de son travail pour EcoMinga. La photo que vous apercevez à gauche a été prise par lui à Cerro Candelaria. Luis est passionné par la photographie et il adore immortaliser la vie secrète des animaux forestiers. Cette photo présente un aigle d’Isidore, généralement blanc lorsqu’il est jeune, mais qui deviendra plus sombre une fois adulte. L’aigle d’Isidore est un des rapaces les plus féroces de l’Équateur.

Sa population totale dans ce pays est estimée à deux cents spécimens. La réserve EcoMinga possède, quant à elle, au moins six oiseaux adultes (trois couples), et peut-être plus. Les aigles d’Isidore, hors singes, se nourrissent également de poulets, et c’est la raison pour laquelle ils sont souvent tués par les fermiers. Luis et ses frères sont persuadés d’avoir trouvé la solution de ce problème. Il semble que les aigles d’Isidore ont tout simplement peur des dindes. Ils n’attaqueraient alors jamais les poulets, s’il y a près d’eux un couple de dindes. Même si cette théorie n’a pas été prouvée scientifiquement, elle reste une suggestion plus qu’intéressante, car permettant d’éviter les conflits menaçant la vie de cette espèce incroyable.